Comme dirait Ron Burgundy

Planter 32 000 vignes, c’est une chose. Mais s’occuper des mauvaises herbes en a été une autre. Dans le billet précédent, il y a une photo qui montre la plantation terminée. C’est beau, droit… mais on voit un petit fond vert. Au début, on croyait que c’était les plants. Mais après un mois, vers la mi juillet, nous nous sommes rendus compte, avec la détresse de notre agronome, que nous avions de gros problèmes. Tout ça s’est développé rapidement, en deux semaines, tout au plus.

J'ai une maîtrise en gestion et je suis sur un tracteur au mois de juillet. YOLO / I've got a masters in management and I'm on a tractor in July. YOLO

Ici, on voit en haut, à gauche, qu’il y a beaucoup de « vert » dans le champ. Pourtant, les vignes ont une ou deux feuilles de plus, et normalement, ça devrait ressembler plutôt à ce que l’on voit en bas à droite. Le Marquette, ainsi que le Seyval étaient durement touchés par une quantité importante de mauvais herbes

‍Où ai-je laissé mon Seyval Blanc?

Pouvez-vous voir la vigne? Ça, c’était l’un des cas les moins pires. Les plants étouffaient complètement.

Comme si un plaisir ne venait jamais seul, les altises à têtes rouge se sont mises de la partie…

‍Ladies and gentlemen, the Beetles!

… et du mildiou. À la défense de ce dernier, c’est sûr que d’avoir pleins de mauvaises herbes qui cachent le soleil n’aident pas pour faire sécher une feuille de vigne.

‍Ça ajoute un petit je-ne-sais-quoi à la vigne.

Ça a pris beaucoup d’efforts pour se débarrasser de tout ça. Pour certains, comme les insectes et le mildiou, nous n’avions aucun autre choix que d’utiliser des pesticides. Par contre, pour les mauvaises herbes, on a traité ça mécaniquement et manuellement. À part pour la participation de toute la famille, incluant Sophie, nous avons eu l’aide des gens qui ont planté nos vignes. Le tracteur a été bien utile, mais lorsque les mauvais herbes étaient proches de plants, nous devions faire le tout à main. Il va sans dire qu’au début du mois d’août, quand tout a été terminé, on se sentait tous un peu comme ça :